1969-1988



1969 - 1988 : Lens aux



couleurs de l’Europe

 

 

Par amour du club

Le Racing évoluera donc en Championnat de France Amateur. Sous l’impulsion de trois hommes, le club va se reconstruire calmement, à son rythme. Henri Trannin, directeur sportif et Arnold Sowinski, qui prendra les fonctions d’entraîneur en 1969, restent fidèles à Lens. Ils seront épaulés par un maire passionné : André Delelis.

Ce dernier confia, « Deux ans après mon élection, je ne pouvais pas accepter que la Compagnie des Mines fasse aussi peu de cas du Racing. Car si le Racing disparaissait, il était fort probable qu’on ne joue plus jamais au football non plus, chez nous. », avant de conclure « Tous ensemble, nous nous sommes battus pour sauver le club ».

La municipalité effectue très rapidement les démarches afin de récupérer le stade Félix Bollaert, en échange du franc symbolique. Entre les mains de ces trois hommes, rien ne peut arriver au Racing. En 1972, les deux Polonais, Faber et Gregorczik permettent au club d’atteindre la demi-finale de la Coupe de France, malheureusement, perdue face à Bastia. Ils réussissent néanmoins à faire remonter le club dans l’élite, l’année suivante, en remportant leur championnat, avec la ferme intention de ne pas s’arrêter en si bon chemin.


A l'aller, les Italiens l'avaient snobé. A tort.
Au retour, Didier Six rendra littéralement fou ses adversaires.

A la découverte de l’Europe

En 1975, le RCL dispute une nouvelle finale de Coupe de France face à Saint-Etienne. Défaits 2-0 face à une équipe plus mature, les Lensois continuent leur apprentissage. Cet apprentissage se poursuivra la saison suivante avec l’Europe ! En cette saison 1974-1975, les « Verts » réalisent un doublé Coupe de France – Championnat et ne peuvent donc pas participer à deux compétitions européennes différentes. C’est donc Lens, grâce à sa finale de Coupe de France, qui va récupérer la place européenne, lui permettant de disputer la coupe des vainqueurs des Coupes (qui n’existe plus aujourd’hui). Les premiers adversaires sur la scène européenne sont les Irlandais de Home Farm Dublin mais l’aventure s’arrêtera au tour suivant face à La Haye, équipe néerlandaise.

Continuant sur cette belle dynamique, le Racing terminera vice champion de France derrière Nantes en 1977. Lors de la saison 1977-78, les Lensois réalisent une performance qui marquera l'histoire du club. Lors du second tour de la coupe de l'UEFA, après s'être inclinés 2-0 à Rome face à la Lazio, Didier Six et ses partenaires humilient les Italiens au retour, 6-0 après prolongations. Eliminés ensuite par Magdebourg, ils ne peuvent éviter la descente en D2 où ils ne feront qu'un bref passage d'une saison. Trois ans après, Lens retrouve le niveau européen. Cette fois, tous les clubs sont belges... Lors de cette campagne 1983-84, les quarts de finale restent encore inaccessibles pour les Lensois, sortis par Anderlecht, vainqueur au retour après avoir réussi le nul à Bollaert (1-1). Le match aller reste gravé dans les mémoires avec ce fameux caillou jeté des tribunes sur le ballon que Munaron, le portier belge, s'apprêtait à stopper du pied... et qui finissait sa course dans les filets.

Le choix de la France pour l’organisation du Championnat d’Europe en 1984 oblige le stade Félix Bollaert à faire peau neuve. La capacité du stade atteint alors 51.000 places. En 1985, 46837 spectateurs assistent au match de Coupe de France face à Saint-Etienne. Cette affluence constitue, encore à ce jour, la meilleure affluence pour un match de coupe à Bollaert. En 1986-87, les Lensois disputent un seul tour européen, battus par Dundee United. Malgré tout, le Racing fête aussitôt ses 80 ans à l'occasion de la venue de Nantes.

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